Rapport 2011 de l’ACAT
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L’implacable engrenage : présentation du rapport 2011

Jean-Étienne de Linares, délégué général de l’ACAT-France

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Dans la majorité des pays du monde, la torture demeure une pratique courante. Comment est-ce possible ? Qui sont les victimes ? Quels sont les ressorts politiques, économiques, mais aussi tout simplement humains, qui expliquent la persistance de l’emploi de ces méthodes barbares ? Les démocraties sont-elles épargnées ? Jean-Étienne de Linares revient sur les principales raisons qui expliquent pourquoi il est si difficile d’en finir avec la torture, cet implacable engrenage.

Il n’est pas facile de torturer un homme tant que vous le considérez comme votre semblable. Torturer quelqu’un, nous l’avons vu, revient à le priver de son humanité. Mais ce n’est là que l’aboutissement d’une déshumanisation préalable et nécessaire à l’accomplissement de ces actes monstrueux. S’il est bien un phénomène constitutif de la torture, c’est que les bourreaux considèrent leurs victimes comme moins humains qu’eux. Et nombreuses sont les raisons qui valent d’être classés dans la catégorie des sous hommes à l’encontre desquels tout est permis, sans plus avoir à respecter un quelconque interdit moral. Il suffit de ne pas avoir la bonne couleur de peau, de ne pas prier le même Dieu, de ne pas penser correctement, de ne pas appartenir à la bonne ethnie, d’être homosexuel…

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Sur l'auteur

Jean-Étienne de Linares est délégué général de l’ACAT-France.

Focus L’interdiction absolue de la torture : un impératif moral à défendre
La torture est l’une des pires atteintes aux droits de l’homme et doit donc demeurer un interdit absolu. N’avons-nous pas trop considéré cette affirmation comme allant de soi ? N’avons-nous pas oublié (...)
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